Exposition « Peurs sur la ville »

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Jusqu’au 17 avril 2011 La Monnaie de Paris présente une exposition qui fait beaucoup parlé d’elle, qui interpelle, qui dérange parfois. De quoi s’agit-il ?


L’exposition choc s’articule autour de trois axes : les photos d’archives de Paris Match, la série “Paris Street View” de Michaël Wolf et “Guerre ici” de Patrick Chauvel.
Patrick Chauvel est un photographe de guerre de 60 ans qui a couvert durant 40 ans toutes les guerres dans le monde et en est revenu avec bien sûr beaucoup d’images. Il offre ici une vision un peu différente de ses propres clichés en réalisant des photomontages.

Il superpose des clichés de guerre sur des images de capitales célèbres, imaginez un char russe au pied de l’arc de triomphe, la tour Montparnasse en flamme ou des snipers sous le sacré cœur. Cela donne de magnifiques photos mais avouons le très angoissantes, car le spectateur a l’impression que la guerre est là, à sa porte.

L’exposition réunit également des photos d’archives de Paris-Match sur l’histoire en marche à Paris: images de la Libération, de la guerre d’Algérie, de Mai 68, des attentats des années 1980 et 1990 et des émeutes de 2005 en banlieue.

La troisième partie laisse la place à Michael Wolf, photographe né en Allemagne, qui a travaillé à partir de captures d’écran du logiciel “Street view” de Google. les images de Michael Wolf révèlent une violence urbaine contemporaine, banalisée et quotidienne. En outre, l’utilisation comme matériau brut des images pixellisées, nous montre comment le droit à l’image est bafoué. Une intrusion qui s’apparente à un viol permanent.

Cette exposition, si elle présente de très belles œuvres, n’en est pas moins assez angoissante et c’est à Max Gallo que l’on a demandé de lui donner un sens. . “Paris est un champ de bataille. Nous l’avions oublié”, écrit-il dans son introduction. “Paris est un volcan assoupi mais en activité. L’épicentre symbolique de la violence nationale. L’un des cratères d’où surgissent les violences mondiales”, considère l’écrivain.

« Peurs sur la ville » est une exposition qui interpelle et qui dérange mais qu’il faut voir pour ne surtout pas oublier que nous vivons une période bénie loin des guerres qu’a connu notre beau pays.

Peurs sur la ville, Monnaie de Paris
Photographies historiques, réelles et imaginaires du 20 janvier au 17 avril 2011
Monnaie de Paris , 11, quai de Conti 75006 PARIS

HebdoCity.com

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